Les Coutumes du cycle de la vie

L'ENFANCE

Le premier module comprend trois séquences thématiques.

Obiceiurile traditionale

La relation mère-enfant, pendant les premiers jours de la vie du bébé, est suggérée par une reconstitution qui comprend un costume traditionnel de femme de Banat, avec un petit tablier à franges (opreg) (1), un berceau avec des patins en bois (2) et une icône de la Sainte Vièrge (3), présente dans chaque maison, en tant que protectrice de la mère et de l'enfant. Le panier avec de la nourriture pour l'accouchée (4) appartient, du point de vue thématique, à cette séquence.

Le moment où l'enfant apprend à marcher est la deuxième séquence thématique, exemplifiée par un support en bois (zvaldor), fixé dans le poutre de la maison, où on mettait l'enfant pour qu'il apprenne à marcher, en faisant des mouvements circulaires, et par une chaise spéciale (6), de la même période, ayant rôle similaire.

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Les jouets sont exposés dans le deuxième module. Ces jouets, qui représentent des outils faits par les enfants ou par les adultes pour leurs enfants, appartiennent à l'étape active de l'enfance, pendant laquelle les filles et les garços utilisent des jouets spécifiques à la future division du travail, en fonction de sexe, propre aux fermes paysannes traditionnelles (7).

LA JEUNESSE

Le premier module comprend des objets datés du XIX-è siècle, liés à l'activité des groupes formés par de jeunes hommes (cete de feciori) de Transylvanie. Les massues (buzdugane) (8) représentaient des signes distinctifs de ces jeunes, appelés Junii Brasovului, qui exécutaient, pendant la semaine d'avant les Pâques, près de la localité Brasov, un rituel qui comprennait des danses, des chansons, des compétitions de chevaux. La coutume avait des éléments communs avec celle appelée Crai (le Prince), pratiquée dans d'autres régions de Transylvanie. En restant assis sur une chaise (9), le Crai (le dirigeant, le chef) punissait les jeunes hommes qui avaient fait de mauvaises actions pendant l'année passée, en les frappant avec un objet nommé par les Roumains priscala. La pièce hongroise qu'on a exposée (10), ayant une fonction identique, est datée 1813. La bougie décorée (11, Fagaras), les éperons provenant de Secuime et de Huedin (12) et les massues des montagnards (bâtele de plaies) (13) de la zone de Hunedoara et de Fagaras, appartiennent toujours aux accessoires du groupe des jeunes hommes.

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Le deuxième module présente des cadeaux offerts par les jeunes hommes aux jeunes filles qu'ils courtisaient. Les maillets en bois, utilisés pour laver les vêtements (14), richement décorés par incisions, les repasseurs en bois pour repasser la toile (15), les quenouilles, avec patin (talpa) (16) et les petites chaises en bois (17) représentaient des cadeaux traditionnels dans la zone hongroise de Calata. Les jeunes hommes Roumains offraient aux jeunes filles, en général, des quenouilles décorées par incision (18, Lupsa) mais aussi des maillets (19, Maramures) et des fer à repasser pour la toile (20). La presse allemande, décorée par incision (21), avait la même fonction.

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Le troisième module expose des mouchoirs (cârpe de obraz) roumains, de Hunedoara, offerts par les jeunnes filles à leurs bien-aimés (22) et des mouchoirs hongrois de Deja, ayant la même fonction (23). La vitrine contient aussi un repasseur du village hongrois Deja (24), un autre, toujours hongrois, de Calata (25) et des lettres d'amour du village roumain Salistea de Sus (26-27).

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LES COUTUMES DES NOCES

Le quatrième module comprend des objets ayant différentes fonctions pendant le rituel des noces traditionnelles: une fleur de jeune mariée (28), du village Satu-Nou, (Bistrita), habité par une population allemande, une cravatte de jeune marié (29), du village Cristian (Sibiu), habité par une population allemande, une gourde avec une serviette (30), portée par l'homme qui invitait les gens du village aux noces (starostele) qui précédait, chez les Roumains, le convoi des noces, une bannière de noce, roumaine, de Rodna (31), portée par un ami du jeune marié devant la suite des noces. D'après l'ancienne coutume, les invités apportaient, dans un panier (32), dans certaines zones, des cadeaux pour les jeunes mariés (de la viande, des oeufs, du fromage), qui étaient ensuite utilisés, par leurs familles, pour préparer le festin des noces. Dans de telles occasions, pour préparer les plats, on utilisait des pots de grande dimension (33), faits par les potiers justement pour les noces ou pour les repas funéraires, quand on faisait la charité. Les gourdes de grandes dimensions (34) avaient, elles aussi, une fonction plutôt cérémoniale, étant utilisées par le staroste.

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Le cinquième module, la dot de la jeune mariée, formée par un coffre de dot ornementé par incision (chez les Roumains) ou par peinture (chez les Allemands et les Hongrois) et une quantité, autant grande que possible, de tissus et de pièces de vêtements, était exposée chez la jeune mariée et sur le char ou le chariot qui la transportait vers la maison du jeune marié, pour mettre en évidence, de cette manière, le statut social et économique de la famille d'où elle provenait. Ce module présente un coffre de dot (35), peint, de la zone Calata habitée par les Hongrois, et des tissus de la même zone, qui sont inclus dans la dot (36), toutes les pièces étant datées de la fin du XIX-ème siècle.

A côté on a exposé des pièces utilisées par les Roumains dans le rituel de fécondité, pratiqué le jour du mariage (le vase au blé, 37) et dans le rituel de purification pratiqué le jour qui suivait au mariage: les jeunes mariés se lavaient les mains, ainsi que leurs parrains, avec de l'eau et du cendre, devant un pommier, qu'ils entouraient, en s'essuyant avec la même serviette (38).

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Le sixième module présente une couronne, roumaine, de mariée, de Oas (39), une autre, toujours roumaine, de Ocolis, les Montagnes Apuseni (40), une couronne, allemande, de jeune mariée, de Bistrita (41), un mouchoir, allemand, de jeune marié, de la même zone (42), une couronne, hongroise, de jeune mariée, de Sic (43) et une fleur pour le chapeau du jeune marié, de la même localité (44).

Très intéressants et chargés de significations sont les cuillers doubles, liés, (ponorici), avec lesquels les jeunes mariés mangeaient ensemble en même temps, en faisant ainsi, symboliquement, leur début dans le mariage (45).

Le septième module comprend deux types de fichus dont on couvrait la tête d'une femme mariée, par un rituel spécifique, le lendemain du mariage. Le premier (46) provient du milieu roumain de Mocanimea Ariesului (un melange intéressant entre le fichu d'origine citadine, central-européen, et le mouchoir de tête, traditionnel chez les Roumaines, les siècles passés), tandis que le second provient de la zone hongroise de Calata (47).

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LES COUTUMES FUNÉRAIRES

Le huitième module présente, sur la photographie de fond, des séquences du rituel funéraire traditionnel qui ont une valeur documentaire tout à fait particulière, ci-inclus le rituel avec le sapin, photographié au début du XX-ème siècle. Le rituel était pratiqué, dans certaines zones, autant chez les Roumains que chez les Hongrois, à l'occasion de la mort d'un jeune célibataire.

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Dans ce module on a exposé des tissus utilisés pendant le rituel funéraire (48 - le linceul pour le cercueil, 49 - des serviettes pour la bannière d'église), la bougie du défunct et l'assiette avec du blé, nécessaire à la purification de la maison (50), la gimblette (51) et la vase pour la charité (52), un signe de tombeau hongrois de Covasna (53), un signe de tombeau roumain de Alba (54) et un autre signe de tombeau, toujours roumain de Hunedoara (55).

LES COUTUMES CALENDRIERS LE NOEL

Le neuvième et le dixième modules représentent une image des coutumes chrétiennes et préchrétiennes. Le Noel traditionnel marquait, avec les autres 12 jours qui suivaient, le passage vers un nouvel an.

Les groupes des jeunes hommes et des enfants portant des masques transmettaient, à toue la communauté traditionnelle, des voeux pour l'année à venir, chaque groupe ayant un rôle distinct. Les enfants (56) étaient les premiers à chanter des noels, la veille du Noel, en recevant, en échange, des gimblettes, des noix et des pommes (57), suivis par le groupe des jeunes hommes qui chantaient, devant chaque maison du village, des cantiques de noel ayant un thème adéquat (de maître de la maison, de jeune fille, de jeune homme) et qui faisaient danser toutes les femmes de la maison en recevant, en échange, des gimblettes spécialement préparées.

Dans les villages roumains catholiques, de Secuime, le groupe des jeunes hommes passait par les maisons où il y avait de jeunes filles, le 28 décembre, moment qui marquait l'Assassinat des Innocents en portant de fouets tressés de verges, avec lesquels ils touchaient, rituellement, les jeunes filles et les femmes, pour apporter dans la maison de la prospérité et de la santé (59). Dans les besaces qu'on a exposées (58), les jeunes hommes, de la zone hongroise de Calata, portaient des gimblettes offertes par les familles par où ils étaient passés pour chanter des cantiques de noels.

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La danse appelée turca (une sorte de chèvre) (60, Mures), caractéristique pour la Transylvanie, a des éléments vitalistes très évidents, préchrétiens, ce qui impose, à celui qui la danse, l'interdiction de fréquenter ultérieurement l'église pendant six semaines.

L'église a essayé de néutraliser les éléments préchrétiens qui accompagnaient le jour de la naissance de Jésus Christ, en introduissant, dans le répertoire des chanteurs de noels, des thèmes religieux, la coutume Viflaim (61, Severin) et les cantiques avec l'étoile (62, Severin), chantées par les enfants.

L'icône avec le thème de la Naissance (la Nativité) (63, Vidra) a été exposée dans ce module pour exemplifier la signification chrétienne du Noel.

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LE NOUVEL AN

Le onzième module comprend des objets exposés qui présentent les coutumes Plugusorul (la petite Charrue) et Sorcova, pratiquées, par les enfants (64), pour souhaiter la santé et la prospérité pendant la nouvelle année: un soc en fer (65), un fouet (66, Rusu de Jos), des sonnailles (67, Apahida), une baguette ornée de fleurs artificielles ou de rubans (sorcova) (68, Brasov). Un autre objets servant à chanter des noels était buhaiul (une sorte d'instrument de musique) (69, Reteag) tandis qu'au Maramures on pratiquait des jeux des masques et mascarades (70, 71, 72, 73).

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Le douzième module a été réservé à la fête chrétienne de l'Epiphanie (Boboteaza) où l'on a exposé une icône ayant ce thème (74), une croix (75, Nicula) et un seau avec du basilic (76), utilisés, par le prêtre, à cette occasion.

LES PÂQUES

Le treizième module présente la fête chrétienne des Pâques, dans ses deux hypostases: celle institutionnelle, qui met en évidence les contacts de la communauté avec l'église, et celle familiale, qui se passe dans l'espace réel de la maison. Prescurnicerele (des petits sceaux en bois à l'aide desquels on marquait le pain béni) (77), les pains bénits (prescurile) (78), les icônes liées, thématiquement, au sacrifice et à la Résurrection (79-80), le panier avec des oeufs ornés et les aliments bénis à l'église (81), mettent en évidence la première hypostase, tandis que, le festin des Pâques (82), avec la brioche avec du fromage (pasca) et des oeufs ornés, la deuxième.

Le contexte pascal mentionne aussi les pratiques de comémoration des défuncts, qui ont lieu le Grand Jeudi, lorsque la famille orne un petit arbre (face pom) (83) et dépose les obituaires (pomelnice) (84).

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Le quatorzième module marque, par des croix (85) et une icône sur ce thème (86), la fête de la Résurrection.

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Le quinzième module expose des oeufs ornés pour les Pâques, roumains (87), hongrois (88) et allemands (89).

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Le sixième module est dédié à la coutume de la couronne de la moisson, rite agraire d'été, d'ancienne tradition, mentionnée dans toute la Transylvanie. Tressée par les jeunes filles des derniers épis moissonnés, dans l'une des formes exposées, la couronne était portée, sur la tête, par une jeune fille qui marchait devant la suite de la moisson, jusqu'au village, où la couronne était arrosée et gardée, par le proprietaire du champ cultivé, jusqu'au printemps, lorsque les grains des épis étaient melangés avec d'autres grains qui allaient être ensemencés (90, 91, 92).

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LES COUTUMES DE PRINTEMPS ET D'ETE

Les dix-septième et dix-huitième modules. Les coutumes de printemps sont étroitement liés à la fête de Sângeorz, considérée comme représentant le début de l'an pastoral et de l'an agricole. En ce moment on organisait les troupeaux de moutons communautaires et on mesurait le lait que donnait les brebis de chaque famille, au but de faire une distribution équitable des produits laitiers, pendant toute la saison. Cette pratique, nommée masuris, est témoignée par toute une série de pièces qui avaient, en même temps, un rôle pratique et magique, présentés dans ce module: la chaîne (93) au-dessus de laquelle on faisait passer les moutons qui sortaient de la cour du fermier, le jour du masuris, pour qu'elles soient fortes comme le fer, le seau pour la traite des brebis (galeata de muls oile) (94), orné avec du sasau, pour accroître le lait des brebis, les coupes en bois (cupele), utilisées pour mesurer le lait (95), des pièces en bois incisées (carâmburile), utilisées dans le même but (96), le buccin (buciumul) (97), utilisé, rituellement, pour mesurer le lait, le bois sec, avec lequel on obtenait, par frottement, le feu vivant (98), qui n'était plus éteint jusqu'à la rentrée des moutons aux fermes.

Au sud du département de Salaj, devant le troupeau qui allait vers l'endroit où on mesurait le lait (masuris), marchaient de jeunes hommes vêtus de feuilles d'arbres (vlojoi, gotoi) qui étaient arrosés par les villageois avec de l'eau, pour que les brebis donnent beaucoup de lait.

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Le dix-huitième module expose un joug paru de verdure (99) et un fouet (100), des pièces liées à un rite agraire nommé plugarul ou tânjeaua, coutume qui marquait le début de l'an agricole. A Sângeorz on utilizait la veste sans manches en écorce (101, Buru) et la coutume de l'arrosage réciproque, témoignée par les seaux exposés (102). Puisque Saint Georges était considéré le protecteur des animaux, les icônes ayant ce thème étaient utilisées fréquemment dans l'intérieur des maisons paysannes (103).

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Le dix-neuvième module expose des pièces judaiques de culte:

- Chandelier (1) - utilisé rituellement pour Hadlakat Neirot.

- Mahzor (2) - livre de prière pour les fêtes, qui indique l'ordre des prières.

- Menora (3) - candelabre avec sept bras, symbole de l'errance des tribus des descendants d'Israel dans le désert de Sinai, après la fuite d'Egypte. Aujourd'hui c'est le symbole de l'état Israel.

- Sofar (4) - instrument traditionnel pour sonner, fabriqué d'une corne de bélier. Auparavant il était utilisé comme une trompette dont le son convocait les hommes aux armes, en cas de guerre.

- Talit (5) - châle rituel dont les hommes (surtout ceux qui étaient mariés) s'enveloppaient pour la prière du matin.

- Coupe pour Kidus (6) - utilisée pour la bénédiction du vin la veille des fêtes.

- Parures (7) - pour le rouleau de la Torah.

- Kepah (8) - utilisée par les hommes pour se couvrir la tête.

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Le Rapport

Le Rapport d'évaluation du Musée Ethnographique de Transylvanie peut être consulté

Programme de visite

La section pavillionaire: Mardi - dimanche: de 9 h à 17 h; lundi - fermé.

Le Parc Ethnographique National "Romulus Vuia" - Fermé du 1-er novembre jusqu'au 30 avril.

Accès: lignes de bus 26, 27, 28, 30, 41, gare "Piata 14 iulie"