L'élevage des animaux, activité économique principale, complémentaire à celle de la cultivation des plantes, était caractérisée, dans la Transylvanie traditionnelle, par le rapport numérique équilibré établi entre différentes espèces, à l'exception des zones spécialisées dans l'élévage de certains animaux, restreintes comme dimensions. Les conditions naturelles existentes dans la Transylvanie médievale et celle moderne ont favorisé, en particulier, le développement de cette activité qui assurait, non seulement une grande partie de la subsistance familiale, mais qui consituait aussi la source parincipale d'argent pour une famille paysanne plutôt autarcique.
Les moutons étaient prépondérents sur les pâturages alpins tandis que, dans les zones des collines, sur les plateaux riches en pâturages ou dans les forêts de chêne ou de hêtre, prédominait l'élevage du gros bétail, des cochons, des chèvres et, dans une certaine mesure, des chevaux. Le quantum, bien important, des obligations féodales en nature (des moutons, des boeufs ou des cochons) prouve l'importance économique tout à fait particulière de cette occupation
Dans le premier module de l'exposition l'élevage des chevaux est témoigné par des objets datant de la deuxième moitié du XIX-ème siècle: une selle en bois ornementée (1), des cloches, caractéristiques pour les chevaux de trait (2) et un abot en fer (3), utile pour le pâturage non surveillé des chevaux. Les bornes de propriété (4) étaient utilisées pour marquer au feu rouge autant les chevaux que le gros bétail dont l'environnement est représenté par des pièces d'entre-deux-guerres, utilisées pour leur surveillance et leur manoeuvre: des fouets (5), des cloches (6) (pour empêcher la disperssion du troupeau), buzariul (7) (pour séparer les veaux des vaches mères), une besace-capuchon (8) (utilisée par les garde-troupeaux, à tour de rôle, pour les provisions et pour se protéger contre la pluie) et par des récipients caractéristiques, nécessaires pour l'exploitation du lait: şuştar (9) et doniţa (10) pour la traite.
Le deuxième module de l'exposition contient des pièces de l'inventaire individuel des bergers et d'autres objets qu'ils utilisaient tous les jours, à la fin du XIX-ème et au début du XX-ème siècle: des pots à eau en bois individuels (11), fabriqués par eux-même pour boire de l'eau, une besace en cuir pour les vivres (12) et un chapeau graissé (13), rendu imperméable à l'aide d'un melange de résine de sapin et de beurre de brebis, tous les deux portés autant pour des raisons pratiques que comme une marque professionnelle, des petites botes pour le sel, faites en écorce de bouleau (14) ou en corne (15) et des moules pour le beurre (16) et pour le fromage à la pie (17), des cueillers de bergers individuels (18). Sur le rayon situé en bas, on a exposé des pièces de l'inventaire quotidien d'une bergerie: la huche monoxile (19), d'où les bergers mangeaient en commun de la polenta avec du fromage salé, l'arche, pour couper la polenta (20), la coupe en bois monoxile (21), d'où les bergers mangeaient du petit lait avec du fromage doux, le chaudron (22), pour cuisiner et les briquets (23) pour allumer le feu.
Dans les régions précarpathiques de Transylvanie, où il y avait des pâturages et des alpages, les habitants élevaient toujours plus des moutons. Au sud de la Transylvanie quelques dizaines de villages roumains se sont spécialisés, dès le Moyen Age, dans l'élevage des moutons en pratiquant la transhumance, dont le but était la valorisation, au marché, des produits laitiers, de la laine et de la viande de brebis. La fabrication des différents produits laitiers de brebis est devenue, en Transylvanie, une occupation très importante pour les Roumains motif pour lequel les autres éthnies de l'arc carpathique ont assimilé toutes les techniques et la terminologie originaire en les conservant jusqu'aujourd'hui.
Le podium du module central (III) contient des objets, datant de la fin du XIX-ème siècle, qui mettent en évidence les techniques roumaines spécifiques pour la préparation du lait de brebis: des seaux à traire (24), des tiges graduées pour mesurer le lait (25), un récipient pour conserver la caille liquide (26), un récipient en bois pour la coagulation du lait (27), une passoire en toile de ménage (28) et un "jintălău" (battoir pour pétrir le fromage) (29), un fromageur et une "veşcă"(matrice où on presse le fromage à la pie) (30), un chaudron pour bouillir le petit-lait (32) ayant un dossier pour melanger le petit-lait (33), une crémaillère ou pour attacher le chaudron (34).
Le podium est flanqué par des gourdins utilisés par les bergers, en principal, pour manoeuvrer les troupeaux, pour monter les versants, pour traverser les ruisseaux, comme une arme pour se défendre contre les animaux sauvages ou pour se reposer. Ils représentaient des marques professionnelles, étaient fabriqués par les bergers eux-mêmes (avant et après 1900) et avaient une forme droite, sans crochet, typiquement roumaine, en deux variantes: simple (35, le panneau à droite) et le gros gourdin (36, le panneau à droite). Le gourdin prévu d'un crochet métallique (37, de la période d'entre-deux-guerres) a été introduit en Transylvanie par l'Europe Centrale, en même temps que les moutons mérinos.
Le quatrième module de l'exposition comprend des objets datables avant et après 1900, qui témoignent des techniques pour l'obtention des produits laitiers obtenus du lait de brebis, des techniques pour la répartition et la préparation de longue durée du fromage à pie, des techniques pour une conservation de longue durée du fromage de brebis et du lait caillé: un récipient pour obtenir et pour conserver le lait caillé (38), une baratte (39), une auge avec un bâton pour gratter le fromage à pie et pour le transformer en fromage (40), une balance pour peser, à la bergerie, le fromage à pie, qui était distribué aux propriétaires de moutons associés (41), une outre en cuir de mouton, pour la conservation du fromage pendant l'hiver (42), une baratte utilisée au même but (43), des récipients en bois ou en écorce pour la conservation du fromage (44).
Le Rapport d'évaluation du Musée Ethnographique de Transylvanie peut être consulté
La section pavillionaire: Mardi - dimanche: de 9 h à 17 h; lundi - fermé.
Le Parc Ethnographique National "Romulus Vuia" - Fermé du 1-er novembre jusqu'au 30 avril.
Accès: lignes de bus 26, 27, 28, 30, 41, gare "Piata 14 iulie"