Les occupations secondaires

Dans le monde rural de la Transylvanie des derniers siècles, la cueillette, la chasse, la pêche et l'apiculture avaient un poids économique réduit, étant pratiquées seulement par un nombre restreint de gens spécialisés, tandis que, pour la grande majorité de la population, ces occupations avaient représenté seulement des activités occasionnelles pratiquées au but de compléter leurs revenus obtenus, principalement, par le travail des champs et l'élevage des animaux.

Les occupations secondaires

Le premier module de l'exposition comprend des pièces d'inventaire apicole de la période d'entres-deux-guerres: une corne pour rattrapper les abeilles, un petit coffre avec des rayons de miel et une toile tissée à la main (1), utilisées pour dépister et capturer les colonies sauvages d'abeilles, un tronc d'arbre creux (2), transformé en abri pour une ruche, une ruche primitive faite en petites verges (3), ayant la même fonction, un couteau pour détacher les rayons de miel (4), une presse pour la cire (5), un récipient pour le miel (6). Dans la conjoncture de l'économie naturelle, la cire et le miel étaient très recherchés, motif pour lequel, jusqu'au milieu du XIX-ème siècle, les paysans serfs qui avaient des ruches étaient obligés de donner une quote-part au seigneur féodal local.

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Le deuxième module de l'exposition met en évidence la cueillette et comprend des peignes pour la cueilette de la myrthille (7), des corbeilles tressées (8) multifonctionnelles (pour la cueillette des noisettes, de la myrthille, des framboises, des mûres), des corbeilles faites en écorce de cerisier, utilisées dans le même but (9) et des pinces pour casser les noisettes. La récolte des plantes médicinales, pour des besoins familiaux, était pratiquée d'une manière générale mais il y en avait, en Transylvanie, aussi quelques villages spécialisés dans la vente des plantes séchées aux foires. Les paysans récoltaient aussi, pour leur propre consommation ou pour la vente, des champignons et certaines plantes sauvages comestibles (l'ail sauvage, le pas-d'âne, le radiaire etc.).

Les modules suivants, du côté gauche de la salle, contiennent des pièces utilisées par les paysans dans la chasse passive (aux pièges) et dans la chasse active (aux armes blanches et aux armes à feu). L'interdiction imposée aux serfs, pendant le Moyen Age, de chasser les espèces utiles, a contribué au développement et au raffinement des techniques de chasse passive. Les chasseurs capturaient les animaux dans des fosses, à l'aide des différents pièges, des chaînes ou des pièges métalliques déclenchés par un arc. La chasse aux armes à feu constituait l'apanage de la noblesse mais on l'avait pratiquée aussi dans les zones où il y avait des paysans libres avec des attributions militaires.

Le troisième module présente une piège pour les martres (11), improvisée dans la forêt entre deux arbres, où l'animal, chassé dès le Moyen Age pour sa fourrure précieuse, était appâté et, ensuite, écrasé entre deux morceaux de bois, pour ne pas abîmer sa fourrure. Cette pièce est complétée par deux raquettes (12) que les chasseurs se mettaient sous la chassure, pendant l'hiver, pour ne pas s'enfoncer dans la neige.

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Le quatrième module de l'exposition présente des récipients pour la conservation de la poudre, faits en ramures de cerf (13) ou en cornes de gros bétail (14), datant du XVIII-ème jusqu'au XIX-ème siècle. Richement ornementées dans des ateliers spécialisés, souvent datées par des inscriptions, ces pièces étaient fréquentes spécialement dans les zones habitées par les paysans libres qui avaient des attributions militaires. Dans la partie inférieure du module on a exposé une piège en acier, avec un arc, pour capturer des ours et des loups datable de la moitié du XIX-ème siècle.

Le cinquième module de l'exposition contient une piège en fer (16), de la même période et ayant la même fonction que la précédente, et deux lances exécutées par un forgeron villageois (17), qui datent de la moitié du XIX-ème siècle, utilisées pendant la chasse (des ours ou des sangliers) et pour tuer les ravisseurs capturés dans des fosses ou à l'aide des pièges.

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Le sixième module de l'exposition comprend l'inventaire personnel d'un chasseur, à la moitié du XIX-ème siècle, qui mentionne entre autres: un fusil (18), un récipient pour la poudre (19), des cors de chasse pour les traqueurs et les chasseurs (20), une besace de chasse (21). Après l'abolition du servage (en 1848), les restrictions d'ordre social, concernant la chasse et l'utilisation des armes à feu, ont été annulées, la possibilité d'avoir une telle arme étant favorisée seulement par le pouvoir économique d'une famille paysanne.

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Le septième module de l'exposition comprend une embûche faite d'un creux d'arbre (diob), où on capturait le martre vivant (22,) et une paire de raquettes pour la neige (23), les deux pièces étant datées de la fin du XIX-ème siècle. Sur le côté droit de la salle, on a exposé des pièces qui présentent la pêche traditionnelle en Transylvanie, dans les petites ou les grandes rivières, pendant l'intervalle du XVIII-ème au XIX-ème siècles. Pendant l'époque féodale, les paysans serfs avaient la permisssion de pêcher dans les rivières, à l'exception des portions riches en poisson qui étaient réservées au seigneur féodal de la région. Sur les petites rivières on pratiquait răstocirea (le cours de l'eau était dévié, puis on évaquait l'eau des portions profondes) ou on empoisonnait l'eau par des plantes tandis, tandis que, sur les grandes rivières, on capturait le gros poisson à l'aide des harpons, des lignes ayant des crochets, des filets ou des nasses en verges trésées.

Le huitième module de l'exposition comprend deux nasses tressées de verges (24), pour garder les poissons, après la pêche. Les nasses tréssées en verges et les filets étaient fabriqués dans chaque village par des paysans spécialisés ou même par les utilisateurs.

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Le neuvième module comprend différents types de harpons, utilisés pour piquer les gros poissons (25), des lignes (26), des crochets de différents types et dimensions (27), des navettes pour tresser les filets pour de pêche (28), des corbeilles pour la conservation des petits poissons (29), une rame pour évaquer l'eau du canot (30), des radeaux (plute) pour la nasse (31).

Le dixième module de l'exposition présente un canot monoxile à rames, utilisé sur la rivière Someş le XVIII-ème siècle (32), une nasse spécifique pour les grandes rivières (33), manoeuvrée à l'aide du cannot, une nasse (34) et une fausse nasse (35), où on appâtait les poissons.

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Le Rapport

Le Rapport d'évaluation du Musée Ethnographique de Transylvanie peut être consulté

Programme de visite

La section pavillionaire: Mardi - dimanche: de 9 h à 17 h; lundi - fermé.

Le Parc Ethnographique National "Romulus Vuia" - Fermé du 1-er novembre jusqu'au 30 avril.

Accès: lignes de bus 26, 27, 28, 30, 41, gare "Piata 14 iulie"