Les icônes

L'icône, l'image de la perfection, parle de Dieu et nous dit comment les hommes peuvent devenir des saints. Par l'incarnation de Jésus, sa représentation est devenue possible et, implicitement, la réalisation des images religieuses, destinées au culte chrétien. On dit que "Mahrama Veronicăi" (Le Mouchoir de tête de Véronique) et "Sfânta faţă a lui Iisus" (Le Saint Visage de Jésus), qui n'a pas été peint par la main de l'homme, ont été les premiers icônes tandis que, les premières icônes peintes, appartiennent à l'Evangéliste Luca et qu'elles représentaient "Maica Domnului" (la Sainte Vierge) avec "Pruncul" (l'Enfant Jésus). En ce sens, la plus connue image est celle de "Maica Domnului Hodighitria" ou "Îndrumătoarea" (Celle qui nous dirige sur la bonne voie), en différentes variantes ...

... et, après presque 17 siècles, en 1681, un autre Luca, prêtre à Iclod, a peint une icône de "Maica Domnului Îndrumătoarea", une icône miraculeuse qui a fait du Monastère Nicula un centre de pélerinages annuels et qui représente le début d'une nouvelle histoire qu'on écrit encore aujourd'hui: l'icône sur verre. "Maica Domnului cu Pruncul", "Îndrumătoare", "Îndurerată", "Dulce-Iubitoare" sau "Împărăţită", "Iisus Hristos Împărat" sau "Iisus cu viţa", "Iisus şi Ioan cu copii", "Sfânta Treime", "Sfinţii Arhangheli Mihail şi Gavriil", "Sfinţii Apostoli Petru şi Pavel", "Sfinţii Ilie", "Ioan Botezătorul", "Trei Ierarhi", "Nicolae", "Haralambie", "Gheorghe", "Dimitrie" şi "Teodor", "Sfintele Ana" şi "Paraschiva", "Naşterea Domnului", "Botezul" şi "Învierea", et encore d'autres icônes, sont les thèmes de l'icônographie populaire en Transylvanie. A partir du 18-ème siècle, l'Ecole de Nicula, c'est-à-dire l'icône populaire peinte sur verre, s'est développée dans des centres comme Scheii Braşovului, Iernuţeni, Mărginimea Sibiului, Laz et Lancrăm, Maierii Albei Iulia, Tara Oltului et Făgăraş, Mărgău. Ces centres ont représenté, en fait, plusieures écoles, des peintres d'icônes paysans anonymes, descendances de peintres d'icônes ou des peintres renommés.

Soit qu'elle était gardée dans la maison, d'habitude sur le mur de l'est ou à l'église, l'icône était un objet de prière grâce au saint qu'elle représentait. L'icône fut présente dans tous les moments de la vie d'un homme. L'enfant était né dans une maison où il y avait une icône, le jeune homme recevait une icône comme présent, le jour de son mariage, l'homme adréssait, pendant toute sa vie, des prières dévotée à Dieu devant l'icône et, finalement, la même icône l'accompagnait jusqu'au tombeau. L'icône ne manquait jamais aux processions des Pâques ou aux autres fêtes pendant l'année. Le paysan aimait l'icône. Et il voulait avoir les saints plus près de son âme. En ce sens, une étude faite pendant la période d'entre-deux-guerres, par l'Institut Social Roumain, dans le village Drăguş de la zone Făgăraş, montre que, dans 285 maisons il y avait 1590 icônes, parmi lesquelles 689 sur verre, les autres étant seulement des papiers imprimés, et peu nombreuses sur le bois.

Pour peindre une icône sur bois, tout d'abord on choisissait un bon bois, d'habitude de tilleul. Sur ce support on collait la toile avec de la colle et on appliquait plusieures couches de couleurs de fond, préparées dans l'atelier du peintre. On travaillait avec des couleurs naturelles obtenues des pigments et de l'émulsion d'oeuf et on utilisait la feuille d'or. Les vernis étaient préparés des résines naturelles ou de la cire d'abeilles. Très importante, dans ce processus, était la prière du peintre d'icônes.

L'icône populaire sur verre était peinte d'après un "izvod" (un modèle dessiné, mis sous le verre). Tout d'abord on dessinait un contour, ensuite on mettait les couleurs et, à la fin, l'or, qui lui donnait autant de noblesse, et ensuite elle était fixée dans un cadre en bois, étant protégée derrière toujours avec du bois.

Les vrais parents de la muséographie, les collectionneurs, ont rassemblé ces icônes qu'ils ont gardées avec soin, comme des objets de patrimoine de grande valeur: spirituelle, artistique ou documentaire. Même au musée, même dans une exposition, l'icône garde encore sa sacralité.

Les icônes sont exposées périodiquement dans l'espace destiné aux expositions temporaires.

Le Rapport

Le Rapport d'évaluation du Musée Ethnographique de Transylvanie peut être consulté

Programme de visite

La section pavillionaire: Mardi - dimanche: de 9 h à 17 h; lundi - fermé.

Le Parc Ethnographique National "Romulus Vuia" - Fermé du 1-er novembre jusqu'au 30 avril.

Accès: lignes de bus 26, 27, 28, 30, 41, gare "Piata 14 iulie"